{"id":51997,"date":"2023-02-16T08:40:35","date_gmt":"2023-02-16T05:40:35","guid":{"rendered":"https:\/\/demo5.teaser-cube.ru\/2023\/02\/16\/frcinq-ans-de-sobriete\/"},"modified":"2023-02-16T08:40:35","modified_gmt":"2023-02-16T05:40:35","slug":"frcinq-ans-de-sobriete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/2023\/02\/16\/frcinq-ans-de-sobriete\/","title":{"rendered":"Cinq ans de sobri\u00e9t\u00e9*"},"content":{"rendered":"<p>Je n'aime pas trop compter, mais cinq ans, c'est une p\u00e9riode assez longue pour que je me sente oblig\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir un peu. En janvier 2018, j'ai finalement \u00e9t\u00e9 assez fatigu\u00e9 de me sentir fatigu\u00e9 et d\u00e9prim\u00e9 pour d\u00e9cider de faire une pause dans ma consommation d'alcool, d'abord pendant une semaine, puis pendant un mois, et enfin pendant une p\u00e9riode ind\u00e9termin\u00e9e au cours de laquelle \" je ne bois pas en ce moment \" a continu\u00e9 jusqu'\u00e0 aujourd'hui.\n<\/p>\n<p>Comme je l'ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit, ce n'est pas que j'ai arr\u00eat\u00e9 de fumer \u00e0 100% et que je n'ai pas pris une goutte depuis. Je n'ai jamais \u00e9t\u00e9 du genre \u00e0 me fixer des limites aussi strictes, et je n'ai jamais eu l'impression que l'abstinence totale \u00e9tait n\u00e9cessaire. J'ai arr\u00eat\u00e9 \u00e0 quatre-vingt-dix-neuf pour cent, puis \u00e0 quatre-vingt-dix, et enfin, plus r\u00e9cemment, \u00e0 cent pour cent - bien qu'il y ait toujours un ast\u00e9risque sur ce chiffre car, de temps en temps, j'avale un petit coup de bitters d'Angostura en guise de digestif, ce qui, il s'av\u00e8re, n'est pas une fa\u00e7on totalement inou\u00efe d'appr\u00e9cier ce cousin de tous ces&nbsp;amari&nbsp;italiens que j'aime tant.\n<\/p>\n<p>Comme toujours, je fais mon propre chemin.\n<\/p>\n<p>Vous pourriez vous demander \" lequel est le plus facile ?  \"mais \" lequel \" : z\u00e9ro ou... combien exactement ? Il ne s'agit pas vraiment de savoir si c'est sobre ou sobre* pour moi, parce que je suis d'accord avec tout le monde, de Stanton Peele \u00e0 Adi Jaffe, pour dire que puisque la substance n'est pas la cause, l'abstinence n'est pas le rem\u00e8de, mais en m\u00eame temps, je sais par ma propre exp\u00e9rience que je me suis rang\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de la libert\u00e9 de&nbsp;ne pas avoir \u00e0 choisir&nbsp;par rapport \u00e0 la libert\u00e9 de&nbsp;pouvoir&nbsp;choisir \u00e0 tout moment. Pour l'instant, il est certainement juste de dire que je ne bois pas, parce que je ne bois pas... bien que je me r\u00e9serve le droit de continuer \u00e0 \u00e9viter de faire all\u00e9geance aux r\u00e8gles et r\u00e8glements de quiconque.\n<\/p>\n<p>Avant d'arr\u00eater de boire, je ne m'identifiais pas du tout \u00e0 l'id\u00e9e de d\u00e9pendance, que l'on m'avait vendue comme quelque chose dont seules certaines personnes ayant une \"personnalit\u00e9 addictive\" \u00e9taient susceptibles de souffrir, et comme quelque chose qui n'avait pas de sens.\n<\/p>\n<p>Depuis lors, j'en suis venu \u00e0 comprendre la d\u00e9pendance comme un mod\u00e8le comportemental auquel nous sommes tous sensibles, un attachement \u00e0 quelque chose qui devient une fin en soi, au d\u00e9triment du fil conducteur de la vie, et qui devient donc une d\u00e9pendance - et que l'attachement se d\u00e9veloppe en compensation d'un traumatisme pr\u00e9coce ou d'un autre manque - le plus souvent, un manque de connexion.\n<\/p>\n<p>Dans cette optique, l'addiction me semble tout \u00e0 fait logique pour d\u00e9crire de nombreux sch\u00e9mas de ma vie. En tant que corps c\u00e9lestes, l'Illumination et l'Oubli sont enferm\u00e9s dans une orbite \u00e9troite l'un par rapport \u00e0 l'autre, aussi proche que l'\u00c9vasion et la Libert\u00e9, qui semblent aussi souvent \u00eatre exactement la m\u00eame chose. Je voulais la libert\u00e9. Je voulais m'\u00e9chapper. Je voulais les deux ! ... et je pensais que c'\u00e9tait la m\u00eame chose. Je n'\u00e9tais pas si d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e d'\u00e9chapper \u00e0 autre chose qu'\u00e0 votre traumatisme \u00e9motionnel moyen des ann\u00e9es 80, celui d'un enfant de la classe moyenne d'une \u00e9cole publique d'une ville, mais il y a des parties de ce traumatisme qui craignent suffisamment pour que j'essaie de sortir de la maison, de l'\u00e9cole, de San Francisco, de sortir de mon travail, de sortir de mon ennui, de ma d\u00e9ception, de ma solitude - en essayant de sortir de l'ordinaire, de ne pas \u00eatre comme tout le monde, de sortir des r\u00e8gles, de sortir du rang - d\u00e9finitivement, clairement, sans \u00e9quivoque, plus dehors et loin que dedans, depuis aussi longtemps que je me souvienne. Pas \u00e9tonnant que sortir de mon esprit me semblait si attirant.\n<\/p>\n<p>Quelle que soit la chose \u00e0 laquelle je voulais \u00e9chapper, le r\u00e9sultat principal de la recherche de cette \u00e9chappatoire en dehors de mon propre moi \u00e9tait l'in\u00e9vitable et \u00e9ventuelle r\u00e9alisation que, bien s\u00fbr, cette recherche serait infructueuse - et pourtant, comment s'\u00e9chapper autrement ? La v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait aussi quelque chose dont je souffrais d'un manque, et donc, ne connaissant pas sa forme, j'avais souvent tendance \u00e0 m'en \u00e9loigner \u00e9galement. Je ne pouvais pas supporter l'id\u00e9e de traverser ce qui me d\u00e9rangeait, surtout tout seul - ce qui est, bien s\u00fbr, en r\u00e9alit\u00e9, le seul chemin possible qui pointe vers l'avant, et non vers l'arri\u00e8re pour un autre tour sur la m\u00eame piste circulaire - et j'ai donc choisi d'agir par l'inaction. Je dirais que ce n'est pas comme si je faisais un choix conscient pour le statu quo, mais c'est exactement ce que j'ai fait en fait. Il y a eu de nombreuses fois o\u00f9 j'ai regard\u00e9 la route et o\u00f9 j'ai pu voir la v\u00e9rit\u00e9 dans la brume, puis j'ai secou\u00e9 la t\u00eate, je me suis envelopp\u00e9 dans mon manteau et j'ai fait demi-tour.\n<\/p>\n<p>Et nous en arrivons au r\u00e9sultat de toutes ces tentatives d'\u00e9vasion. Le mat\u00e9riel source partiellement dig\u00e9r\u00e9, le fait que j'\u00e9vitais quelque chose de plus grand, et la r\u00e9alisation, qui s'installe lentement, que l'\u00e9vasion n'est pas vraiment possible - sans parler des effets neurochimiques d'un flot constant d'alcool - tout cela s'est manifest\u00e9 chez moi, comme chez tant d'autres, par ce que l'on a tendance \u00e0 appeler la \"d\u00e9pression\".  Un autre mod\u00e8le de comportement, un autre sillon creus\u00e9 dans l'esprit fatigu\u00e9, une protestation, une d\u00e9claration de quelque chose comme \"Je ne peux pas vivre comme \u00e7a\".  Et donc, sans autre alternative, si ce n'est pas \" comme \u00e7a \", alors \" je ne peux pas vivre \", ce qui r\u00e9sume assez bien la situation en fait - car la d\u00e9pression est une mort partielle de la psych\u00e9, le r\u00e9sultat d'un retrait d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et tr\u00e8s aigu d'une r\u00e9alit\u00e9 qui semble insupportable.\n<\/p>\n<p>Ce qui est devenu de plus en plus clair pour moi ces derniers temps, c'est que m\u00eame si je fais de mon mieux, que je fais de l'exercice tous les matins, que j'\u00e9cris tous les jours, que je m\u00e8ne une vie propre et simple, je suis toujours sujet \u00e0 des p\u00e9riodes de d\u00e9pression, qui ces jours-ci ne se manifestent pas tant comme le proverbial nuage noir que comme une mar\u00e9e grise qui monte d'en bas jusqu'\u00e0 la laisse de haute mer - et m\u00eame au-del\u00e0, comme un tsunami lent, faible et m\u00e9chant, qui submerge tout dans une marre basse d'\u00e9paves sal\u00e9es, de mauvaises herbes et de traces de p\u00e9trole, juste assez haute pour se d\u00e9verser \u00e0 l'int\u00e9rieur de mes bottes et me laisser coinc\u00e9 l\u00e0, les yeux \u00e9carquill\u00e9s, \u00e0 fixer le soleil.\n<\/p>\n<p>Ou, vous pouvez simplement vous imaginer vous promener avec des chaussettes mouill\u00e9es.\n<\/p>\n<p>Ma r\u00e9action \u00e0 cela ces jours-ci, \u00e0 part faire de mon mieux pour d\u00e9zoomer et m'observer dans le moment pr\u00e9sent, et me rappeler que je ne suis pas \"d\u00e9prim\u00e9\" mais que je me sens d\u00e9prim\u00e9 - et je peux le faire, je peux tourner le cadran, je peux me voir sur l'\u00e9cran, et \u00e7a aide - est que cela me met en col\u00e8re. Ce vieux sentiment trop familier et toujours aussi d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 d'avoir \u00e0 s'\u00e9chapper surgit, et bon sang, maintenant je vais le regarder dans les yeux, et quand je le fais, je suis furieux.\n<\/p>\n<p>L'autre jour, je me suis retrouv\u00e9 \u00e0 regarder une interview de Charlie Engle, coureur d'ultra, et le type qui posait les questions - qui se trouve \u00eatre Deepak Chopra - a dit quelque chose de tr\u00e8s gentil, \u00e0 savoir que \" la col\u00e8re est le souvenir d'un traumatisme \".  \"Maintenant, je pense que la col\u00e8re peut \u00eatre d'autres choses aussi (par exemple, le \" non \" violent qui repousse le traumatisme), mais cette sorte de m\u00e9chant souvenir en d\u00e9crit beaucoup pour moi. Je suis en col\u00e8re parce que le gar\u00e7on qui a commenc\u00e9 \u00e0 boire \u00e0 l'\u00e2ge de dix ans fait toujours partie de moi. Je suis en col\u00e8re parce que le jeune homme qui \u00e9tait de plus en plus d\u00e9prim\u00e9 et solitaire dans sa vingtaine et sa trentaine fait toujours partie de moi. Je suis en col\u00e8re parce que je ne savais pas que ma consommation d'alcool moins que catastrophique et ma d\u00e9pression mod\u00e9r\u00e9e mais chronique \u00e9taient si \u00e9troitement li\u00e9es, et je suis en col\u00e8re parce que tout le temps que j'ai pass\u00e9 dans ce vieux cycle triste me semble inutile et honteux - et aussi un peu ennuyeux, ce qui me met aussi en col\u00e8re. Je suis en col\u00e8re parce que cette merde me revient toujours, et vraiment, tout cela \u00e9tait-il vraiment n\u00e9cessaire ? J'en ai assez - et plus \u00e7a revient, plus \u00e7a me donne envie de vomir.\n<\/p>\n<p>J'ai l'impression qu'il existe une relation triangulaire entre la col\u00e8re, la d\u00e9pendance et la d\u00e9pression, la col\u00e8re \u00e9tant le souvenir ou la r\u00e9action \u00e0 - disons, quelque chose de mauvais, puis la d\u00e9pendance \u00e9tant la r\u00e9ponse compensatoire trop fr\u00e9quente, et enfin la d\u00e9pression \u00e9tant le r\u00e9sultat \u00e0 la fois de la d\u00e9pendance (qui est elle-m\u00eame un type de retraite) et de la \" col\u00e8re dirig\u00e9e vers l'int\u00e9rieur \", comme on la d\u00e9crit parfois - le tout suivi d'encore plus de col\u00e8re.\n<\/p>\n<p>C'est bon. Je devrais \u00eatre en col\u00e8re. Ce n'est pas que j'essaie d'en faire plus qu'il n'en est, ou qu'il n'en \u00e9tait, et ce n'est pas comme si \u00e7a venait juste d'arriver, mais j'ai l'habitude de sous-estimer l'impact de ce qui a commenc\u00e9 pour moi comme un exc\u00e8s de jeunesse mais qui a ensuite persist\u00e9 comme quelque chose de beaucoup plus pernicieux, et aussi de sous-estimer mon ressentiment envers mes parents pour leur r\u00f4le dans la souffrance que j'ai endur\u00e9e. Je sais, nous avons tous des familles foireuses, et mon Dieu, bien s\u00fbr, je suis une personne adulte, et j'assume la responsabilit\u00e9 du cours de ma vie. Il semble en fait assez ridicule de parler de mes parents \u00e0 ce stade - et pourtant, il est vrai que parfois, m\u00eame maintenant, je suis toujours furieux, non pas de ce qu'ils ont fait, mais de ce qu'ils n'ont pas fait.\n<\/p>\n<p>Si l'une des fa\u00e7ons d'envisager la d\u00e9pression est de la consid\u00e9rer comme le r\u00e9sultat malheureux d'une col\u00e8re retourn\u00e9e sur elle-m\u00eame, alors peut-\u00eatre que l'inversion la plus productive est que la col\u00e8re est le r\u00e9sultat de la d\u00e9pression. Quoi qu'il en soit, cette col\u00e8re est profond\u00e9ment ancr\u00e9e en moi, et bien que je n'en aime pas le go\u00fbt dans ma bouche, je n'ai pas vraiment envie de l'abandonner. \u00c7a fait du bien d'\u00eatre en col\u00e8re. Si vous me demandez pourquoi je n'ai pas d'enfants, c'est en partie \u00e0 cause de la col\u00e8re et du ressentiment. Je ne suis pas fragile, mais mon syst\u00e8me nerveux l'est un peu. Je suis sensible aux perturbations. La plupart des chiens ont trop d'\u00e9nergie pour moi. Les enfants ? Vous plaisantez ?\n<\/p>\n<p>Pour moi, la col\u00e8re est la plus sous-utilis\u00e9e de mes \u00e9motions. J'en suis rest\u00e9e \u00e9loign\u00e9e, d'abord parce que ma soeur \u00e9tait si violemment en col\u00e8re \u00e0 propos de je-ne-sais-pas-quoi que je suis partie dans l'autre direction aussi loin et aussi vite que possible. Je ne voulais pas \u00eatre comme elle. J'ai \u00e9galement minimis\u00e9 et ignor\u00e9 ma col\u00e8re parce que, eh bien, je n'ai pas souffert d'un traumatisme de type \" grand T \", juste d'une n\u00e9gligence parentale assez standard de la part de deux jeunes professionnels bient\u00f4t divorc\u00e9s - et je ne voulais pas faire trop de cas de ces petites choses. Une autre raison encore est que la col\u00e8re a tendance \u00e0 \u00eatre laide, et en tant qu'homme, je ne veux pas \u00eatre un homme en col\u00e8re, ni ressembler \u00e0 d'autres hommes en col\u00e8re - et la plupart d'entre nous, quel que soit notre sexe, avons tr\u00e8s peu d'entra\u00eenement \u00e0 incarner ou \u00e0 exprimer la col\u00e8re d'une mani\u00e8re qui soit positive, et encore moins int\u00e9ressante.\n<\/p>\n<p>Mais nous devrions le faire !\n<\/p>\n<p>Inutile de dire que ces pommes de terre sont toujours l\u00e0, dans la po\u00eale, apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es. Elles n'ont pas \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es, ni trait\u00e9es, ni m\u00eame, dans une certaine mesure, consomm\u00e9es, dig\u00e9r\u00e9es, excr\u00e9t\u00e9es et alchimis\u00e9es, mais elles sont toujours l\u00e0. Le fait est que je suis (encore) en col\u00e8re, et cela me fait du bien de laisser cela \u00eatre vrai et de le laisser faire partie de moi. J'aimerais dire que j'ai pardonn\u00e9 tout et tout le monde, parce que, je sais, je sais, c'est la seule fa\u00e7on d'atteindre la paix int\u00e9rieure ... mais vous savez quoi ? rien \u00e0 foutre. J'en ai assez de minimiser \u00e0 quel point les choses ont merd\u00e9 pour moi, et \u00e0 quel point j'en veux, oui, carr\u00e9ment \u00e0 mes parents pour leur stupide ignorance, et pour toutes les ann\u00e9es, les c\u0153urs et les dollars que cela m'a co\u00fbt\u00e9 sur la route. J'ai \u00e9t\u00e9 bless\u00e9e tr\u00e8s t\u00f4t, et je ne veux pas dire que mes parents m'ont bless\u00e9e - et je sais, je ne peux pas et ne sais pas quelles blessures et difficult\u00e9s ils ont souffert eux-m\u00eames - mais quand m\u00eame, ils ont laiss\u00e9 faire. Je sais que ce n'est pas joli, mais le fait est que cette col\u00e8re colore encore mes sentiments \u00e0 leur \u00e9gard, et que je n'aime pas vraiment passer beaucoup de temps avec eux, m\u00eame s'ils vieillissent et deviennent mous, oublieux et n\u00e9cessiteux. Je ne veux pas m'occuper d'eux. Ils ne l'ont pas fait pour moi.\n<\/p>\n<p>La merde \u00e9tait r\u00e9elle, bande d'enfoir\u00e9s ! Moi aussi, j'ai fait des conneries, et j'esp\u00e8re \u00eatre totalement pardonn\u00e9 ? C'est une belle id\u00e9e, mais bien s\u00fbr, non. Je sais que je ne le suis pas, et peut-\u00eatre que ce n'est pas si n\u00e9cessaire apr\u00e8s tout. Et si la fermeture \u00e9tait un mythe ? Disons juste que \u00e7a pourrait l'\u00eatre. La col\u00e8re n'est pas vraiment agr\u00e9able - et je n'essaie pas de la maintenir en vie pour qu'elle puisse rester plus longtemps qu'elle n'est utile - mais j'ai besoin de ma col\u00e8re en ce moment.\n<\/p>\n<p>Beaucoup de gens sugg\u00e8rent d'\u00e9crire ce genre de choses sur un petit bout de papier et de le laisser br\u00fbler. En fait, j'ai besoin de ce carburant plus que jamais. J'utilise cette \u00e9nergie, ou j'essaie de le faire, en la mettant dans le travail que je fais. Pas dans ou hors de la col\u00e8re, mais avec elle derri\u00e8re moi et faisant partie de moi, me poussant plus loin, plus profond\u00e9ment.\n<\/p>\n<p>Qu'est-ce que \u00e7a a \u00e0 voir avec la sobri\u00e9t\u00e9 ? Eh bien, bon sang, parfois il n'y a rien de plus que ce connard en col\u00e8re veut que de se faire une bonne chaleur. Alors que la plupart des autres avantages suppos\u00e9s sont imaginaires, boire a l'avantage r\u00e9el que, au moins pour un moment, l'oubli est r\u00e9el. Je connais suffisamment bien mon moi et la nature des sch\u00e9mas de d\u00e9pendance pour \u00eatre s\u00fbr qu'une bonne ceinture ou trois verres de mezcal ne me feront pas tomber du wagon mythique - et pourtant, pour le moment, je pr\u00e9f\u00e9rerais ne pas satisfaire cette envie particuli\u00e8re de cette fa\u00e7on particuli\u00e8re. D'abord, je n'ai plus envie d'oublier autant. Ou alors, j'aimerais le faire pendant une minute, mais je pr\u00e9f\u00e8re y arriver par mes propres moyens. L'envie se fait sentir, et comme je l'ai appris, ce n'est pas tant une envie de boire qu'une envie de s'\u00e9chapper, une envie d'\u00e9touffer ce vieux sentiment familier de d\u00e9sespoir. Une envie de soulagement.\n<\/p>\n<p>J'aspire toujours \u00e0 ce soulagement, mais je veux aussi \u00eatre l\u00e0 pour entendre l'histoire, aussi furieuse soit-elle.\n<\/p>\n<h3>Autres lectures<br \/>\n<\/h3>\n<p>J'\u00e9cris un m\u00e9moire qui traite de tout cela de mani\u00e8re beaucoup plus d\u00e9taill\u00e9e. J'ai d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 plusieurs chapitres ici sur Substack, et le premier est ici.\n<\/p>\n<p>Vous pourriez \u00e9galement \u00eatre int\u00e9ress\u00e9 par certains de mes autres \u00e9crits sur l'alcool, en particulier ces deux articles ant\u00e9rieurs : Change of Heart et A Five-Minute Love Affair With Natural Wine.\n<\/p>\n<p>Un coup de chapeau \u00e0 un coll\u00e8gue \u00e9crivain et Substacker\n<\/p>\n<p>pour avoir donn\u00e9 le coup d'envoi de \" One Year of No Beer \" l'\u00e9t\u00e9 dernier, et aussi \u00e0\n<\/p>\n<p>dont l'invitation \u00e0 parler de la col\u00e8re m'a incit\u00e9 \u00e0 terminer cette pi\u00e8ce ce week-end.\n<\/p>\n<p>Je recommande \u00e9galement ces excellents ouvrages sur l'alcool et la d\u00e9pendance :\n<\/p>\n<p>Annie Grace,&nbsp;This Naked Mind&nbsp ; - &nbsp;mon livre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 sur&nbsp;comment&nbsp;changer votre relation avec l'alcool.\n<\/p>\n<p>Maia Szalavitz,&nbsp;Unbroken Brain (cerveau intact)\n<\/p>\n<p>Stanton Peele,&nbsp;Amour et addiction\n<\/p>\n<p>Adi Jaffe,&nbsp;Le mythe de l'abstinence\n<\/p>\n<p>David Poses,&nbsp;Le poids de l'air : Une histoire de mensonges sur la d\u00e9pendance et la v\u00e9rit\u00e9 sur le r\u00e9tablissement.\n<\/p>\n<p>Quit Like a Woman : Le choix radical de ne pas boire dans une culture obs\u00e9d\u00e9e par l'alcool.\n<\/p>\n<p>Charles Bukowski,&nbsp;Le jambon au seigle\n<\/p>\n<p>Charlie Engle,&nbsp;Running Man\n<\/p>\n<p>Amy Dresner,&nbsp;My Fair Junkie : Un m\u00e9moire sur le fait de se salir et de rester propre\n<\/p>\n<p>Leslie Jamison,&nbsp;The Recovering : L'intoxication et ses cons\u00e9quences\n<\/p>\n<p>Carl Erik Fisher,&nbsp;The Urge : Notre histoire de la d\u00e9pendance\n<\/p>\n<p>Johann Hari,&nbsp;Connexions perdues\n<\/p>\n<p>Caroline Knapp,&nbsp;Alcool, une histoire d'amour\n<\/p>\n<p>Mary Carr,&nbsp;Lit\n<\/p>\n<p>Marc Lewis,&nbsp;La biologie du d\u00e9sir : pourquoi la d\u00e9pendance n'est pas une maladie\n<\/p>\n<h3>... Restez dans le coin, j'ai des questions \u00e0 vous poser :<br \/>\n<\/h3>\n<p>&nbsp ;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n'aime pas trop compter, mais cinq ans, c'est une p\u00e9riode assez longue pour que je me sente oblig\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir un peu. En janvier 2018, j'ai finalement \u00e9t\u00e9 assez fatigu\u00e9 de me sentir fatigu\u00e9 et d\u00e9prim\u00e9 pour d\u00e9cider de faire une pause dans ma consommation d'alcool, d'abord pendant une semaine, puis pendant un mois, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[96],"tags":[],"class_list":["post-51997","post","type-post","status-publish","format-standard","","category-health"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51997","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=51997"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51997\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=51997"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=51997"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/forbaby.blog\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=51997"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}